Entretien 4 avec Hubert Nyssen (éditions Actes Sud)

Où le lecteur lira la dernière partie de cette entrevue…

Première partie : Translation
Deuxième partie :
Du Sahara à la Rive gauche… du Rhône
Troisième partie : Écrire et éditer – Lire avant tout

Quelque agréable, et passionnante qu’ait été la traversée vient l’heure où il faut bien accoster. Curieuse sensation que de voir, au-delà de la dernière île à visiter, se profiler le port où bientôt le vaisseau devra s’amarrer et le voyageur descendre : l’on est joyeux à la perspective d’avoir encore à découvrir un site d’exception et en même temps désolé de savoir qu’après il faudra laisser la mer derrière soi et se résoudre à n’être plus offert aux mille vents du large…
Bientôt nous quitterons le Grenier – mais pas son maître : chaque jour il vient sur la Toile écrire ses
Carnets, tout près de ceux qui souhaitent le lire hors de ses livres. Nous retient encore en ce lieu l’évocation du dernier roman qu’a publié Hubert Nyssen, Les Déchirements, né d’une histoire vécue et d’un pacte de vie conclu avec une personne aimée tragiquement disparue.

Comme il a fallu à l’écrivain des années et plusieurs livres pour enfin tenter d’exprimer l’indéfinissable essence de cette expérience, la nécessité s’est imposée d’achever la restitution écrite de la merveilleuse rencontre par l’évocation de ce roman dont il est si difficile de rendre compte sans risquer de le trahir. L’histoire en est tragique, terrible ; sa forme ? Brillante, complexe – me vient le qualificatif de « sculpturale » car langue et structure y sont travaillées avec un art comparable à celui d’un ciseleur qui ferait d’un bloc de marbre une dentelure minérale où l’opacité le dispute à la transparence selon les variations de lumière qui l’effleurent. Mais je pense surtout à ces grands couturiers dont on dit que, du bout de leurs doigts ils « sculptent » les étoffes et jouent avec elles, superposant et mêlant les matières pour construire des robes dont l’aspect semble relever de l’art statuaire le plus raffiné. Cette incursion vers la haute couture découle d’un passage du roman qui, à la lecture, m’a paru être le reflet de l’ensemble du texte – passage sublime qu’a illuminé Chloé Réjon quand elle l’a lu lors de l’hommage rendu à Hubert Nyssen le 15 avril dernier. Page 129. Valentin doit déjeuner avec Colette. Avant d’aller la rejoindre, il s’arrête un temps derrière la vitre du restaurant et l’observe, déjà attablée. (…) flot de longues soies ou d’indiennes aux multiples couleurs (…), bijoux et parfums, rangs énigmatiques de colliers indéfinissables qui deviennent, dans le jeu de la séduction, équivalents aux gestes et attitudes : c’est toute la magie d’un talent littéraire qui s’exprime là en même temps que se dessine, évident mais trouble et proche du mirage, l’écho de tout le texte – mais le narrateur n’est-il pas derrière une vitre ? Je n’en puis dire davantage, sinon que lire Les déchirements est de ces moments intimes, bouleversants, qui ne s’oublient pas. Et qu’il vaut mieux écouter l’auteur parler de son livre.

IV – L’année des Déchirements
Si vous lisez les toutes premières pages du Nom de l’arbre, vous verrez que déjà j’essaie d’écrire Les déchirements.

 

Regardant votre activité d’écrivain, vous avez employé le mot « plaisir ». Vous n’appartenez donc pas à cette catégorie d’auteurs qui créent dans la douleur et qui, en même temps, souffrent lorsque leur livre est terminé – finir est, pour eux, comme un arrachement…
Hubert Nyssen :
Dans le temps où j’écris un livre, il m’arrive d’avoir des difficultés, mais la « création dans la douleur », non. C’est une survivance romantique, et même un mythe car les romantiques aussi éprouvaient un réel plaisir à écrire ! Cela paraît peut-être étrange, mais le bonheur d’écrire est présent, même quand on aborde des sujets graves ou douloureux. Un soir, à Genève, Albert Cohen me confia qu’en écrivant Le livre de ma mère il avait éprouvé un de ces plaisirs dont on ne fait pas facilement l’aveu. « D’apprendre sa mort, je fus confondu de chagrin, me dit-il, mais écrire sa mort, ce fut autre chose, un plaisir grave – c’est tellement beau, écrire… »
Pour ce qui est de la « souffrance » qui viendrait en achevant le livre, je pense à cette sentence chinoise : « Quand la maison est finie, la mort y entre. » Mais rien ni personne n’oblige à croire ou à dire que le livre est achevé. Car, en vérité, un bon livre n’est jamais achevé.

 

Votre dernier roman, Les déchirements, repose sur une histoire terrible, et des douleurs profondes. De plus, quelques notations dans vos Carnets 2006Le Mistral est dans l’escalier – indiquent que ce roman a un point d’ancrage autobiographique.
J’ai beau avoir choisi pour devise ce vers de Jean Cuttat : J’ai passé l’âge d’être vieux, j’ai beau me maintenir en forme comme si je devais vivre cent ans de plus, la pression n’est pas moins forte… Il est temps, me dis-je, de soustraire certains souvenirs à l’oubli. L’affaire des Déchirements, je l’ai réellement connue et il m’était impossible de la laisser s’effacer sans avoir tenté d’en exprimer l’indéfinissable essence… Dans mon premier roman je m’étais efforcé de la saisir – si vous lisez les toutes premières pages du Nom de l’arbre, vous verrez que déjà j’essaie d’écrire Les déchirements. Mais je n’y suis pas arrivé. Pas davantage dans les romans qui ont suivi : pour d’obscures et confuses raisons, je me dérobais, je ne parvenais pas à écrire l’indescriptible. Puis est venu le moment où je me suis dit : maintenant ou jamais. Et j’ai écrit Les déchirements
 
Oui, pendant la guerre, en mon adolescence, j’ai aimé une femme qui a disparu comme Julie Devos a disparu dans le roman. Et j’ai senti qu’il m’était désormais interdit de gâcher un seul instant de la vie dont je disposais encore quand elle, Julie (ou son modèle), en avait été privée. Ce fut un pacte de vie fondé sur un souvenir qui me jugeait plus que je n’arrivais à en juger.
Mais pour arriver à dire l’insupportable, il me fallait un narrateur et j’ai choisi Valentin, un homosexuel qui s’interroge sur son propre désir et qui, avec les femmes du livre n’aurait pas, me disais-je, de relation amoureuse. Valentin ne fut, dans les premières versions du roman, qu’un personnage secondaire. Jusqu’à ce qu’il me cherchât querelle, comme cela arrive avec mes personnages… Je devais en être à le deuxième ou troisième version, un matin je venais d’allumer mon ordinateur, j’étais devant mon écran, prêt à me relancer dans l’écriture quand soudain Valentin m’interpelle : « Tu t’es égaré, me dit-il, ce n’est pas à toi d’écrire cette histoire mais à moi ! » Je me suis querellé avec lui, je l’ai envoyé paître… Mais en y réfléchissant, je me suis rendu compte que le bougre avait raison – que j’avais raison puisque, malgré tout, Valentin est ma créature. J’ai alors tout récrit à la première personne, en me glissant dans la peau de Valentin. Du coup, je devenais l’homosexuel. Et cela m’a permis de m’interroger sur la problématique du désir. Si l’on admet que désirer c’est éprouver un manque, de quelle nature est ce manque ? Mais j’écrivais un roman, une fiction, pas un essai. L’implicite y a la plus grande part.

 

Dans le livre, c’est essentiellement Colette qui véhicule ce questionnement sur le désir…
En effet, elle observe Valentin comme un entomologiste un insecte. Elle est inquiète, troublée – du moins est-ce ainsi que j’ai voulu qu’elle apparaisse, notamment dans cette scène où, au restaurant, elle dévoile soudain ses seins à Valentin. Lui a des réactions dont j’ai tâché de restituer la silencieuse manifestation. Car devant les seins nus de Colette il pense à ceux de Julie et à la part qu’ils eurent dans le supplice.

 

Valentin est agent immobilier, doit-il cette profession à ce brillant jeune homme qui vous a fait visiter le Mas Martin [cf Entrevue au Grenier (I) – NdR] ?
Pas du tout. Si Valentin est agent immobilier, c’est par pur caprice de romancier. Quand il m’a fallu lui choisir une profession, j’ai opté pour celle-ci parce qu’elle justifiait en partie sa curiosité pour les caractères, les apparences, les tournures d’esprit, etc., une curiosité qui s’apparente à celle du romancier et s’accorde fort bien avec l’attrait que Valentin éprouve pour l’écriture, lui qui avait entamé des études de lettres.

 

Amené, par la fréquentation de Colette, à scruter les fondements de son désir, Valentin se questionne aussi beaucoup par rapport à sa démarche – enquêter sur son frère, découvrir à quoi tenait la distance qui les séparait puis en témoigner ensuite par écrit – et à ce qu’implique, ce que signifie cette transcription. Valentin véhicule-t-il vos propres interrogations d’écrivain au travail ?
Ce n’est pas tant mon expérience personnelle qui transparaît chez Valentin que ma curiosité par rapport aux comportements des gens, notamment à travers les usages linguistiques… Vous avez pu voir que, dans le roman, il y a souvent des remarques concernant le flamand ; c’est une langue que j’ai apprise parce que cela était obligatoire, mais je ne peux pas dire que j’ai eu une « éducation flamande ». En revanche, j’ai vécu et travaillé pendant cinq ans à Anvers, et j’en ai retenu des petites choses amusantes et révélatrices qu’il m’a plu d’insérer dans Les déchirements. Par exemple la façon de prononcer le « r ». Les Anversois parlent le français en roulant les « r » ; or, en France, ce « r » apical est perçu comme la marque du Grand Siècle. Ces petites choses, la manière de parler, les paysages, les étoffes sont constitutifs de la trame romanesque. La description méticuleuse d’une robe vaut parfois mieux que l’analyse psychologique de celle qui la porte…

 

—–

Votre roman a une construction très particulière, d’une extrême complexité – autant que des récits ancrés en différents points du temps, ce sont des successions de voix imbriquées les unes dans les autres, émises tour à tour par des personnages s’exprimant tantôt à la première personne tantôt à la troisième selon qu’ils rapportent les propos d’un tiers ou énoncent leur propre discours. Pourtant il y a, en définitive, un seul narrateur, Valentin, qui est comme le réceptacle de toutes ces paroles. Comment en êtes-vous venu à adopter cette structure ?
Hubert Nyssen : 
Cette disposition m’a été inspirée par une constatation assez banale, que nous avons tous faite à un moment ou à un autre. À savoir que nous entremêlons nos souvenirs et les événements auxquels, à l’instant, nous sommes mêlés, que nous fréquentons dans le même temps les morts qui occupent notre mémoire et les vivants qui évoluent autour de nous. Tout cela est présent en même temps dans l’esprit et pourtant, ce n’est pas sur le même plan temporel. La perspective est différente et les gens ne s’expriment pas de la même façon. Comment restituer cette étrange stratification ? La solution généralement adoptée est celle du roman traditionnel – c’est-à-dire que le texte est disposé de manière théâtrale : les passages narratifs, où parfois figurent des phrases en italiques, sont entrecoupés de dialogues, avec tirets, alinéas et guillemets. Ce dispositif ne me satisfaisait guère. À partir du moment où je me suis mis à raconter avec la voix de Valentin, je me suis rendu compte que je racontais les histoires sans pour autant changer de voix, de débit, ou de mode d’énonciation. Par exemple aujourd’hui, en quelques heures, je vous ai raconté beaucoup d’histoires, bifurquant de temps en temps vers d’autres histoires, rapportant des anecdotes qui mettent en scène d’autres personnes, et pourtant c’est toujours moi qui ai parlé, avec une voix qui m’appartient. Dans le roman, même chose : quelle que soit la voix convoquée, elle passe toujours par celle de Valentin, une seule et même voix, celle d’un homme enquêtant sur son frère disparu afin de comprendre pourquoi leur relation avait été si détestable. Du coup, Valentin renoue avec un désir ancien d’écriture, souvenez-vous qu’avant d’être agent immobilier il avait commencé des études littéraires. Valentin est un homme qui a beaucoup lu, qui s’intéresse à la littérature, au statut du texte mais qui n’ambitionne pas pour autant de devenir écrivain ; il cherche simplement à consigner ce qu’il découvre, ce qu’il observe et ce qu’il en déduit. Mais puisque je me glissais dans la peau de Valentin, puisque sa voix devenait la mienne, je me racontais à moi-même ce que m’avait dit Colette, donc ce qu’elle avait elle-même entendu de la bouche d’autres personnes. 

Pour aboutir à cette voix unique qui en contient d’autres, pour qu’il y ait ce déroulement continu et pour faire entendre, en contrepoint de l’histoire, cette interrogation sur ce qu’est l’écriture par rapport au désir, à la mémoire, à ce qu’on a vécu ou qu’on n’a pas vécu, j’ai d’abord beaucoup déversé, puis trié, élagué, récrit… Ce fut un très long travail où le sécateur sévissait autant que la plume.
Par des lettres de lecteurs je réalise que je suis peut-être parvenu à écrire une histoire dont importe moins l’épilogue que le désir, par elle suscité, d’entendre dans toutes ses variations la voix de ce Valentin qui est seul à parler d’un bout à l’autre du livre et de saisir le sens même de cette profération. Parmi ces lettres, regardez celle que m’a envoyée Alberto Manguel… 
Je suis hanté par tes personnages, écrit-il, comment oublier l’histoire de Julie Devos ? Comment croire ou ne pas croire au récit de Barbara ? Comment ne pas vouloir rester parmi les personnages qui aiment au-dessus de leur condition ? 
Or aucun d’eux n’existe sinon par la voix de Valentin…

Les chapitres n’ont pas de titre, mais ils s’ouvrent tous par une courte série de phrases elliptiques qui en condensent le contenu. Quel rôle assignez-vous à celles-ci ?
C’est un discret hommage à Georges Duhamel qui a fait figurer de tels « résumés du chapitre » dans chacun des volumes de sa Chronique des Pasquier.

 

Les déchirements a été publié dans la collection « Un endroit où aller » – une collection qui, habituellement, propose des livres sans jaquette illustrée. Or le vôtre en porte une. Est-ce votre choix ?
Non, c’est une décision du service commercial. J’avais proposé que l’on entoure le livre d’un simple bandeau avec cette phrase de Giono tirée d’Un Roi sans divertissement : « Il aimait au-dessus de sa condition. » L’éditeur a préféré la jaquette. Mais j’ai pu choisir l’illustration, et je n’ai pas hésité… Ce serait, évidemment, L’Écho, de Paul Delvaux. Ce corps féminin trois fois représenté métaphorise le passé par l’écho. C’est en parfaite adéquation avec le contenu du livre dont l’illustration sous-tend et illumine le titre.

 

Vous avez écrit des livres de tous registres – romans, essais, poésie… Êtes-vous l’homme d’un seul ouvrage à la fois ou bien vous arrive-t-il d’ouvrir plusieurs chantiers en même temps ?
Non, je n’écris jamais qu’un livre à la fois. Mais pendant que je l’écris, j’en ai toujours plusieurs en tête. Par exemple en ce moment, je me sens prêt à commencer mon prochain roman* mais je dois remettre cela à plus tard parce que j’ai une promesse à honorer – transposer par écrit une longue causerie d’environ deux heures que j’ai improvisée à Nîmes le mois dernier [en mai, donc – NdR] devant une assemblée d’urbanistes et d’architectes. J’avais ouvert cette causerie par une référence à un adage chinois : « la maison commence par le toit. » Et toujours, quand il me revient, j’entends : le roman commence par le titre. Ensuite, je dois m’occuper d’une semaine de « Lectures en Arles », cette année sur la gastronomie : « Petites et grandes bouffes ». Des Trois messes basses de Daudet, dites par Marie-Christine Barrault, au Festin de Babette lu par Maud Rayer. Je ne serai donc pas disponible pour écrire le prochain roman avant la clôture des lectures. Bref, je ne me consacre qu’à un seul livre à la fois. Mais il y a l’écriture quotidienne des Carnets sur Internet. C’est une sorte d’exercice, très semblable aux gammes et reprises par lesquelles chaque jour le pianiste entretient l’agilité de ses doigts. Et c’est, en écriture, de l’ordre du fragment.

 

Qu’en est-il de la poésie, qui est aussi de l’ordre du fragment ? En écrivez-vous un peu tous les jours comme vos pages de Carnets, ou bien devenez-vous poète le temps d’une parenthèse ouverte entre deux livres ?
Mes poèmes – ils ne sont pas si nombreux – sont tous venus par inspirations inattendues. Ainsi d’un défi que, dans les années soixante, m’avait lancé Max-Pol Fouchet : écrire trente-deux poèmes à partir d’un sonnet baroque de Pierre de Marbeuf (qui joue sur les mots « mort », « mer » et « amour ») comme Beethoven avait écrit trente-deux variations à partir d’une valse composée par Diabelli.

 

* – Depuis, le roman en question a été écrit. Il s’appelle – ce n’est pas trahir un secret que d’en révéler le titre puisque Hubert Nyssen le mentionne dans ses Carnets – L’Helpe Mineure. Il est, pour le moment, tenu serré dans un tiroir, en dormition jusqu’à ce que sonne l’heure de l’ultime relecture mais infligeant parfois à son auteur de douloureuses démangeaisons… N’écrit-il pas, stoïque et résigné, à la journée du 13 octobre : L’envie de reprendre L’Helpe Mineure me démange et je résiste, je laisse le roman sous clef. Mais combien de temps encore résisterai-je…
Et nous lecteurs combien de temps devrons-nous patienter avant de pouvoir le lire…

 

En ce qui nous concerne, au Littéraire, nous venons de toucher terre et sommes sur le point de quitter le Grenier d’Hubert Nyssen. Enfin, « quitter » n’est pas le mot qui convient car le fil patiemment tissé au long de ces quatre parties n’est pas rompu ; il est à suivre sur la Toile, où chaque jour est écrite une page des Carnets, et dans les livres – avec une bibliographe de plus de quarante ouvrages tous registres confondus à laquelle s’ajoutera bientôt L’année des Déchirements, version quintessenciée des Carnets 2007, Hubert Nyssen offre aux lecteurs une mine profonde à explorer – ou à revisiter, pour ceux qui en auraient déjà parcouru toutes les galeries…

 


 Grenier crépusculaire… – Photo d’H. Nyssen

BIBLIOGRAPHIE

Romans
– Le Nom de l’arbre (Grasset, 1973 – Passé-présent n° 53 – Babel n° 435)
– La Mer traversée (Grasset, 1979 – Prix Méridien)
– Des arbres dans la tête (Grasset, 1982 – Grand prix du roman de la SGDL)
– Éléonore à Dresde (Actes Sud, 1983 – Babel n° 14 – Prix Valéry Larbaud ; Prix Franz Helens)
– Les Rois borgnes (Grasset, 1985 – J’ai lu n° 2770 – Prix de l’Académie française)
– Les ruines de Rome (Grasset, 1989 – Babel n° 134)
– Les belles infidèles ( Actes Sud/Leméac, 1991 – Corps 16, 1997)
– La femme du botaniste (Actes Sud/Leméac, 1992 – Babel n° 317)
– L’Italienne au rucher (Gallimard, 1995 – Grand prix de l’Académie française. Réédité dans la collection Babel sous le titre La Leçon d’apiculture)
Le bonheur de l’imposture (Actes Sud/Leméac, 1998 – Grand caractère, 1999 – Babel n° 585)
Quand tu seras à Proust la guerre sera finie (Actes Sud/Leméac, 2000 – Babel n° 863)
Zeg ou les infortunes de la fiction (Actes Sud/Leméac, 2002)
Pavanes et javas sur la tombe d’un professeur (Actes Sud/Leméac, 2004)
Les déchirements (Actes Sud, 2008)

Essais
Les voies de l’écriture (Mercure de France, 1969)
Sémantique à bâtons rompus (Irène Dossche, 1971)
L’Algérie (Arthaud, 1972)
Lecture d’Albert Cohen (Actes Sud, 1981 – Nouvelle édition en 1988)
L’éditeur et son double (Actes Sud, vol. 1 : 1988 ; vol. 2 : 1990 ; vol. 3 : 1996)
Du texte au livre, les avatars du sens (Nathan, 1993)
Éloge de la lecture (Les Grandes Conférences, Fides, 1997)
Un Alechinsky peut en cacher un autre (Actes Sud, 2002)
Variations sur les Variations (Actes Sud, 2002)
Sur les quatre claviers de mon petit orgue : lire, écrire, découvrir, éditer (Leméac/Actes Sud, 2002)
Lira bien qui lira le dernier (Labor Espace de Libertés, 2004 – Babel n° 705)
Entretiens avec Hubert Nyssen, par Jacques De Decker (éditions du Cygne, 2005)
La Sagesse de l’éditeur (L’Œil neuf, 2006)
Neuf causeries promenades (Leméac/Actes Sud, 2006)
Le mistral est dans l’escalier (Leméac/Actes Sud, 2006)

Poèmes
Préhistoire des estuaires (André de Rache, 1967)
La mémoire sous les mots (Grasset, 1973)
Stèles pour soixante-treize petites mères (Saint-Germain-des-Près, 1973)
De l’altérité des cimes en temps de crise (L’Aire, 1982)
Anthologie personnelle (Actes Sud, 1991)
Eros in truttina (Leméac, 2004)

 

Opéra et théâtre
Le Journal d’un fou, d’après Nicolas Gogol (Théâtre de Plans, 1965)
Mille ans sont comme un jour dans le ciel (Actes Sud, 2000)
Le monologue de la concubine (Actes Sud, 2006)
L’enterrement de Mozart (conte mis en musique par Bruno Mantovani – Actes Sud, 2008)
Ivanovitch et Axenty, petit opéra d’après Le Journal d’un fou de Nicolas Gogol (en préparation)

 

 

   
 

Entretien réalisé par isabelle roche le 2 juin 2008 au Mas Martin.

 
     
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