Entretien avec Hyunjoo Lee (Médée Kali) et Yves Bertaud (compagnie Ardalion-Pélagie)

Rencontrer Hyunjoo Lee est aussi l’occasion de faire connaissance avec la Compagnie Ardalion-Pélagie

La dernière représentation de Médée Kali, au Théâtre du Marais, vient tout juste d’avoir lieu – le 5 mars cet étonnant spectacle qui scelle la rencontre de l’Orient et de l’Occident comme de l’encre et du feu, de la passion et du deuil, jetait ses ultimes lumières sur le petit espace scénique où Hyunjoo Lee tissait patiemment, une heure durant, l’implacable toile de son propre enfermement.
Mais il suffit de lire ce que Hyunjoo dit de son travail de comédienne et de metteur en scène, de son approche du théâtre et de la culture européenne pour revivre, du fin fond de sa mémoire marquée au rouge, les profondes impressions que son interprétation y aura laissées. Et puis rencontrer Hyunjoo hors de la scène, dans le cadre convivial et quotidien d’un café parisien, est aussi une expérience forte : ce n’est plus ce regard roulé, halluciné et prédateur – magnétique – qui anime ses yeux mais une sorte d’enjouement, de gaîté où rien ne transparaît de la probable fatigue qu’elle doit éprouver après avoir quitté la scène. Et sa voix a perdu cette puissance à la fois contenue et éclatante qui jaillissait de la bouche de Médée Kali ; elle n’est plus que douceur, et l’accent coréen s’y imprime avec une évidence plus prégnante… On mesure alors combien elle se transfigure pour jouer cette femme émouvante et monstrueuse imaginée par Laurent Gaudé – n’est-ce pas l’apanage des grandes comédiennes ?
Et puisque Yves Bertaud, le directeur artistique de la compagnie Ardalion-Pélagie… l’accompagnait le jour où nous l’avons rencontrée, nous en avons profité pour lui demander de nous raconter l’histoire de cette toute jeune compagnie théâtrale et d’évoquer son avenir…

Aviez-vous déjà une formation théâtrale quand vous êtes arrivée en France ?
Hyunjoo Lee :
Oui, j’ai étudié le théâtre à l’université pendant quatre ans. En Corée, l’enseignement est pour moitié théorique et pour moitié pratique ; j’ai obtenu mon diplôme en jouant Roméo et Juliette. Mais ce n’est pas une formation très complète.

Vous parlez de Roméo et Juliette. Ça signifie donc qu’une formation théâtrale en Corée passe par une étude du théâtre occidental ?
Oui. La Corée est un pays qui a connu beaucoup de guerres, et notre culture est très imprégnée par les apports américains. De fait, notre formation théâtrale, même si elle accorde une large place à la tradition coréenne, est très marquée par l’Occident. Personnellement, j’étais très perturbée par la traduction : jouer en coréen Roméo et Juliette, ou les pièces de Racine par exemple, implique que l’on perd toute la beauté de l’alexandrin. Et c’est cette déperdition qui m’a incitée à venir en Europe pour apprendre la langue afin de pouvoir jouer les pièces en retrouvant la beauté des vers alexandrins. Cela fait maintenant trois ans que j’habite en France, et tout ce que j’ai appris à l’école Florent m’a beaucoup intéressée. C’est très européen, très français, mais c’est normal !

Pourquoi avoir choisi ce texte de Laurent Gaudé ?
En tant que comédienne coréenne, je cherchais une pièce où l’on trouve à la fois l’Asie et l’Occident. Parce qu’à mes yeux, Asiatiques et Occidentaux ne sont pas très différents – sinon dans l’apparence physique, mais au-delà de ça, nous sommes tous des êtres humains. Je voulais exprimer cela dans mon travail théâtral, et il me fallait donc trouver une pièce qui corresponde à ce triangle – moi, l’Extrême-Orient et l’Occident. C’est un peu par hasard que mon choix s’est fait : je passais à la FNAC quelques jours après la sortie de ce livre. J’ai hésité longtemps avant de travailler sur ce texte car il est difficile ; son écriture est très poétique – presque en alexandrins, et il est assez long. Mais cette pièce me parle ; c’est un texte qui attire, et qu’il faut lire plusieurs fois pour bien « rentrer » dedans. À mes yeux, l’une de ses grandes beautés est son ambivalence : on ne sait pas s’il s’agit vraiment d’une femme voyageant entre la Grèce et les bords du Gange il y a plusieurs siècles de cela ou bien s’il s’agit d’une femme d’aujourd’hui qui s’ennuie, et se perd dans un délire qui la renvoie à ces mythes très anciens. Je pense que, même dans un pays où les conditions de vie ne sont pas particulièrement difficiles, une femme peut s’ennuyer, et éprouver le besoin d’échapper à sa vie quotidienne. Le texte de Laurent Gaudé correspond aussi à une ignorance réelle quant à l’origine de Médée : on ne sait pas exactement d’où vient cette figure de la mythologie grecque. Donc, après avoir beaucoup réfléchi, j’ai commencé à travailler cette pièce…

Médée Kali a été créée en 2003, au moment de la sortie du livre. Comment vous êtes-vous située par rapport à ce travail ? Avez-vous vu ce spectacle ?
Oui. J’ai pu assister à une représentation grâce à Philippe Calvario [le metteur en scène – NdR], que j’ai rencontré, et j’ai aussi eu l’occasion de discuter avec Laurent Gaudé et Myriam Boyer [l’interprète du rôle-titre dans la mise en scène de Philippe Calvario en 2003 – NdR]. J’avais déjà quelques idées sur ce que je voulais faire à partir du texte ; c’était très différent de ce que j’ai vu. La mise en scène était très matérielle, très concrète – par exemple les enfants étaient physiquement présents sur scène. Mais je n’ai pas été déçue, au contraire : c’est la différence entre ma perception et ce qu’avait imaginé Philippe Calvario – un des grands metteurs en scène actuels – qui m’a intérressée. Il a mis cette pièce en scène avec son regard d’homme, son point de vue européen, français. Tandis que moi, une femme venue d’Asie, je vais forcément avoir un regard différent. Et c’est cet écart entre les deux perceptions qui est passionnant.

Le texte de Laurent Gaudé ne comporte aucune didascalie. Cela vous a-t-il gênée ?
Non, pas du tout. Pour moi, l’absence d’indications trop précises de lieu, d’environnement, de gestes… me pemet de nager tout à mon aise dans ce texte qui voyage beaucoup ; c’est une liberté absolue – mais ça n’empêche pas d’avoir parfois du mal à trouver des idées, à savoir comment on va mettre en scène. Pour Médée Kali, j’avais déjà visualisé certaines choses avant de lire la pièce – par exemple les cordes dévidées, les draps tendus puis calligraphiés. Et je cherchais un texte qui puisse convenir à ces images – enfin… il me semble que ça s’est passé comme ça… Après coup, il est toujours difficile de savoir à quel moment surgissent les idées, laquelle précède, laquelle suit tel ou tel événement.
Mais sur ce texte, en tout cas, j’ai osé beaucoup de choses ! J’ai par exemple ajouté certains poèmes coréens des XVIIe et XVIIIe siècles, des chansonnettes coréennes. Qui parlent d’une femme fragile : je voulais souligner que Médée Kali n’est pas seulement une femme forte, une déesse puissante mais qu’elle a aussi ses faiblesses, ses moments de regrets. Ça correspond à ma vision de la féminité : une femme est un mélange de force et de fragilité, comme tout être humain ! La calligraphie à l’encre de Chine, sur les draps tendus, fait aussi partie, comme ces poèmes coréens, de ces éléments orientaux que j’ai apportés à la mise en scène ; pour la plupart des spectateurs, ça reste quelque chose de très exotique mais pour moi, c’est au contraire très familier. Et je pense que le fait de vivre éloignée de mon pays m’amène à redécouvrir mon identité et ma culture.
Malgré cette liberté, j’ai tout de même beaucoup hésité à mélanger les cultures occidentale et coréenne… Plus je lisais le texte et plus je le trouvais complexe et je me demandais s’il était vraiment opportun d’oser tous ces ajouts. D’autant qu’il y avait aussi ces voix d’enfants à prendre en compte – et Laurent Gaudé m’avait dit qu’il aimerait bien que ces voix soient conservées telles quelles. Mais à force de réfléchir, j’ai osé, en me disant qu’après tout c’était aussi ma création. J’ai été très agréablement surprise du retour des critiques et de l’accueil du public. 

Vous avez choisi de faire entendre ces enfants en voix off ; cette option m’a semblé tout à fait cohérente avec le texte : les enfants étant morts, leur présence est davantage spectrale que physique.
Oui, tout à fait. D’ailleurs, pour moi, c’est en elle-même qu’elle entend ces voix. Malgré l’abomination de son geste – le meurtre – elle a souffert et gardé en elle sa souffrance. Pour la plupart des gens, Médée est une femme cruelle et seulement cruelle. Alors que pour moi, après avoir tué ses enfants, elle a gardé en elle toute sa souffrance et tous ses souvenirs. Ces voix d’enfants, qu’elles résonnent en elle ou qu’elles viennent de l’extérieur, c’est à mes yeux une fragilité, le signe de quelque chose d’humain. Et je trouve que c’est une très belle idée de Laurent Gaudé d’avoir introduit ces voix dans sa pièce.

Ce sont peut-être aussi des âmes qui ne sont pas en repos parce que leur sépulture ne leur convient pas… En effet, elle les tire de leur tombeau pour les brûler, procéder à un autre rite funéraire…
En Asie, la mort n’est pas quelque chose de très cruel, que l’on redoute. C’est au contraire un événement assez paisible. Quand on regarde le Gange, on y met les corps, on les laisse dériver… ça reste dans le cours de la vie. Mais le geste de Médée Kali fait sens pour moi en cela que j’aimerais bien pouvoir enterrer mes parents dans leur pays. Pour Médée, il lui est insupportable de savoir Jason près du tombeau, donc encore présent. En rapportant les corps au bord du Gange, elle veut, je pense, accomplir une dernière action, et aller jusqu’au bout de son crime. Mais je crois aussi que, humainement, c’est douloueux : le meurtre qu’elle a commis reste un geste difficile à assumer pour elle.

Quand vous mimez la mise à mort des enfants derrière les draps – ce que le spectateur voit en ombre chinoise – cela correspond au passage où Médée se souvient. Est-ce parce qu’il s’agit d’un souvenir que vous avez choisi cette façon de jouer ?
Non, en fait l’idée de l’ombre chinoise est postérieure à celle des draps étendus. Je ne suis pas une spécialiste de l’éclairage, mais c’est au cours des répétitions, à force de travailler, que l’idée est venue : « Et si tu passais derrière les draps ? Si on voyait tes gestes en ombre chinoise ? »
Mais il est vrai que j’ai aussi voulu traduire par ce moyen quelque chose de mystique, de mystérieux. Et puis je ne voulais pas apporter de violence dans le spectacle, et surtout pas dans ce passage-là. Les draps mettent de la douceur, les pinceaux aussi ; je ne montre pas mon visage, juste ma silhouette, et tout ça est cohérent avec mon intention d’atténuer la violence. 

Les caractères que vous calligraphiez sur les draps, ça correspond au nom des enfants de Médée ?
Non, ce que j’écris sur les draps c’est « Mort » et « Vengeance ». Les draps calligraphiés représentent les enfants, la mort, la vengeance, mais aussi l’amour que Médée a en elle.

Plus tard, vous serrez ces draps contre vous en disant « mes enfants, mes enfants ». Pour la Médée Kali que vous incarnez, ce sont donc devenus les métaphores de ses enfants morts ?
Oui, mais je pense qu’ils figurent aussi des esprits. Peut-être que tout se passe dans sa tête… peut-être qu’il n’y a même pas de yoyage entre le Gange et la Grèce, ni entre la Grèce et le Gange. Et puis j’ai aussi voulu évoquer l’imaginaire de la comédienne, sa force de conviction : par son jeu elle peut transformer tout en n’importe quoi alors pourquoi pas des draps en corps d’enfants défunts…

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Que représentent pour vous les filins que vous dévidez tout au long de la représentation ?
Hyunjoo Lee :
C’est assez compliqué ! Là aussi c’est venu un peu par hasard. Je voulais utiliser ces fils pour pouvoir étendre les draps. Je ne sais pas pourquoi, mais en lisant cette pièce, je voyais un jardin devant une maison, avec une mère qui appelle ses enfants. Et c’est un professeur qui m’a suggéré de tendre ces fils et j’ai trouvé l’idée maginfique puisqu’en effet Médée Kali s’enferme peu à peu. Ces fils évoquent aussi la question de savoir si, dans la société actuelle, les femmes peuvent réellement être elles-mêmes ou bien si elles doivent se dissimuler sous des couches successives ; ils signifient que, peut-être, on ne peut pas vivre aussi librement que cela. En tout cas, ce jeu avec les fils n’a aucun but esthétisant ! Je ne voulais pas du tout faire des gestes purement esthétiques mais signifier des choses. Le dévidement progressif de ces fils dit aussi la transformation, et bien sûr il y a une référence à la toile d’araignée, et à la complexité du rapport Méduse/Persée – qui tue qui ? Mais au fond, chacun peut interpréter la façon dont j’utilise ces fils un peu comme il l’entend. 

Au cours de la pièce, votre costume change : vous êtes d’abord vêtue de rouge, puis vous vous dépouillez de ce drapé pour apparaître en noir. Quel est le sens de ce passage du rouge au noir ?
Le rouge, c’est la passion, c’est une couleur très indienne, qui représente bien Kali. C’est la couleur d’une femme séduisante, sensuelle – elle danse comme un serpent. Ensuite, le passage au noir correspond à l’évocation du meurtre. Il faut préciser qu’en Corée, comme en France, le noir est une couleur de deuil, on s’habille en noir pour les cérémonies funéraires. Pour moi, quand Médée commence d’oublier Jason, c’est aussi le début de sa mort ; le rouge exprime ce qu’elle extériorise, et ce qui se passe à l’extérieur d’elle-même. Le noir, c’est son intériorité, le vêtement noir corespond au moment où elle se tourne vers elle-même, et regarde le geste atroce qu’elle a commis. Ce noir symbolise cette ombre que l’on garde au fond de soi quand on a commis un crime abominable, une ombre qu’on ne peut pas enlever même quand on est convaincu d’avoir eu raison en commettant le crime. Comme Lady MacBeth qui se lave sans arrêt la main parce qu’elle pense qu’il y a toujours du sang dessus.

Ce moment où Médée Kali apparaît en noir correspond à celui où elle détache ses cheveux. C’est un geste de séduction chez une femme, non ?
Oui, bien sûr. Parce qu’en même temps que cette ombre resurgit, elle recommence à éprouver un désir de séduire ; Persée est là qui la suit, et, comme elle dit, elle ne peut pas résister à la beauté des hommes. Elle fait mourir un homme en elle-même pour recommencer avec un autre.

La bande son comporte de la musique qui a été composée tout exprès pour le spectacle. Comment avez-vous travaillé avec le compositeur ?
Nous nous sommes très bien compris ! En fait j’avais déjà travaillé dans une de ses pièces – il est metteur en scène, compositeur, comédien… Je voulais un accompagnement sonore qui reflète le mélange Orient-Occident. Je connais bien la musique coréenne, assez bien la musique indienne, mais pas lui – et j’étais curieuse de voir ce qu’il allait pouvoir faire à partir de ces musiques qui lui sont étrangères.

Vous avez adopté une diction très particulière pour dire ce texte. Quelle était votre intention, sur quoi ont reposé vos choix ?
D’abord, je voulais éliminer le sentimentalisme. Et je voulais aussi que les paroles soient conformes à ma façon de bouger, qui est très graphique. Cette diction correspond à l’idée que j’ai du rôle du comédien : il est sur scène pour envoyer des choses, des paroles vers le public, qui va imaginer et voyager à partir de là. Ce rythme est aussi pour moi une façon de montrer que les paroles de ce texte sont un peu comme une toile d’araignée : une fois qu’on est entré dedans, on se laisse piéger et enfermer par elles. Surtout, je voulais être à la hauteur du texte, dont le rythme d’écriture n’est ni banal ni ordinaire. Et puis comme je ne suis pas en France depuis très longtemps, j’ai dû surmonter des blocages au niveau de mon expression orale. 

Y a-t-il des dates de tournée prévues pour ce spectacle ? Travaillez-vous sur une autre pièce en parallèle ?
Cette pièce a demandé deux ans de travail. J’aimerais bien aller dans des festivals, des manifestations internationales. Mais rien n’est encore fixé. Pour le moment, nous avons la chance de jouer ici, au Théâtre du Marais, et si d’autres théâtres nous proposent d’accueillir le spectacle, nous en serons très contents.
En ce qui me concerne, j’ai très envie de continuer à mélanger Orient et Occident dans mon travail théâtral : ma singularité est de vivre en France en étant née en Corée ; cela me donne un angle de vue particulier, qui me permet de proposer des perspectives nouvelles sur une scène. Après Médée Kali, j’aimerais beaucoup travailler sur un texte de Claudel – un auteur très français, marqué par le catholicisme, mais qui a longtemps vécu en Chine. Ensuite, comme j’adore la langue française, je ne m’interdis pas de travailler un jour une pièce de Racine, en essayant d’y apporter cette originalité découlant de ma double culture.


Yves Bertaud, vous êtes le directeur artistique de la compagnie Ardalion-Pélagie… Pourriez-vous retracer son histoire ?
Yves Bertaud :
Cette compagnie a été créée par quelques personnes, qui en sont aujourd’hui le noyau dur. Nous nous sommes rencontrés sur les plateaux de l’école Florent et, comme nous avions des aspirations artistiques communes, nous avons décidé de fonder une structure qui nous permette de continuer à travailler ensemble aurtour de projets sur lesquels nous avions commencé à travailler dans le cadre de nos cours. Il y a maintenant un an et demi que la compagnie existe, et notre envie de travailler ensemble est toujours aussi forte.
Médée Kali est le premier projet qui se concrétise réellement dans un théâtre parisien. C’est assez amusant parce que nous avons pu suivre toute l’histoire de ce spectacle, depuis la première lecture du texte en classe avec notre professeur Xavier Florent jusqu’à aujourd’hui en passant par les différentes versions que nous avons imaginées. Et quand on voit le résultat, dans ce petit écrin qu’est le Théâtre du Marais, c’est bien agréable. J’espère que nous allons pouvoir continuer à faire vivre ce spectacle. Pour l’instant, il nous permet de nous faire connaître et de faire connaître notre vocation artistique, qui est de proposer une programmation variée et audacieuse – c’est-à-dire ne pas forcément aller vers des spectacles « grand public » et offrir toujours des représentations de qualité. Dans notre désir de nous faire connaître, Médée Kali est notre premier argument. Mais nous avons également d’autres pièces qui sont déjà prêtes – notamment des créations de notre « auteur maison », Jean-Charles Schwartzmann.

Quelles sont ces autres pièces ? Où les présentez-vous ?
La prochaine pièce que nous allons jouer – les 11 et 12 mars prochains dans le cadre du festival de Saint-Mandé* – est le troisième volet d’un triptyque appelé Palinodie channel X et a pour titre Les Quartiers de chair. Nous sommes en recherche permanente de partenaires pour produire nos spectacles.

Vous vous orientez plutôt vers le théâtre contemporain semble-t-il. Le projet de Hyunjoo de travailler sur du Claudel ou du Racine pourra-t-il naître dans le cadre de votre colmpagnie ?
Oh oui certainement car nous avons un vrai désir de continuer à travailler ensemble. Médée Kali est un projet qui a été entièrement porté par Hyunjoo, mais nous avons tous suivi de très près son travail et chacun, à sa façon, a apporté sa contribution au monatge de ce spectacle – Jean-Charles Schwartzmann pour la musique, moi-même pour les lumières, et tous les autres membres qui nous ont aidés à présenter ce spectacle dans les meilleures conditions possibles. Le résultat est plutôt satisfaisant. Alors pourquoi ne pas continuer sur cette lancée ?
Pour le moment nous avons six spectacles à l’affiche et nous préparons un triptyque autour du vaudeville – vous voyez que nous avons un vrai souci de diversifier les registres de nos propositions. Notre préoccupation première reste la qualité ; nous tâchons de rester accessibles à un public assez large, mais sans que cela nous oblige à renier nos objectifs artistiques.

Au fait, d’où vient le nom de votre compagnie ?
De saint Ardalion, le patron des comédiens, et de sainte Pélagie, patronne des comédiennes. Je précise que le nom est Ardalion-Pélagie… les points de suspension sont importants : à nous d’ajouter d’autres noms !

Pour plus d’informations, consultez le site de la Compagnie, d’où sont extraites toutes les photos qui illustrent ces pages.

*
Samedi 11 mars et dimanche 12 mars à 17h45, à Saint-Mandé.

   
 

Interview réalisée par isabelle roche le dimanche 12 février 2006.

 
     
 
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