Mosdi &Cerqueira, Minas Taurus, tome 1 :  » Ordo Ab Chao »

Qui de l’Ordre ou du Chaos…

Au cœur de l’hiver, aux abords de Myklos, devant le temple d’Athénas, le jeune Titos découvre un colosse quasiment nu. Celui-ci s’interroge sur sa situation, mais sa mémoire reste fermée aux souvenirs. L’enfant, ému, après lui avoir donné un quignon de pain, lui propose de venir passer la nuit chez lui. L’homme finit par accepter tout en cherchant désespérément les raisons de sa condition.
Un flash lui rappelle sa rencontre avec des brigands, la bataille et son réveil, dépouillé de tout. L’enfant est le fils d’un soldat mort au combat. Sa mère commence par refuser puis, elle accepte sous la demande pressante de son fils. Elle est courtisée de façon pressante par Stamos, un notable qui, devant ses hésitations, la menace. L’amnésique intervient et son attitude révèle celle d’un soldat d’élite, habitué aux combats. Peu à peu, des bribes de son passé reviennent et ce qu’il découvre l’épouvante. Il est l’auteur d’actes inqualifiables qui…

Thomas Mosdi plante le décor de sa nouvelle série dans la Grèce antique et utilise, pour son intrigue, les concepts sociaux, religieux et politiques de cette période. Il appuie son histoire sur le modelage des âmes et le façonnage des corps, sur ces membres des corps d’élite qui, par un entraînement poussé, acquièrent des automatismes. Le scénariste apprécie particulièrement les situations ambiguës, les intrigues sombres mettant en scène des personnages fragilisés par un décalage dans leur parcours habituel. Il brosse avec justesse, outre le portrait du héros – un être conditionné mentalement et physiquement pour devenir une arme de destruction -, celui d’un jeune garçon à la recherche d’un nouveau père.
Il mêle, à une histoire forte, violente, une large dimension ésotérique, introduisant une malédiction d’ordre divin. L’action, omniprésente, débute sans retard et sert un récit épique et intrigant. Si l’auteur prend pour titre du premier épisode « Ordo ab Chao », il semble falloir le comprendre comme : « L’ordre naît du chaos » plutôt que la référence maçonnique.

 David Cerquiera, qui s’est fait connaître avec des albums comme L’ombre de l’échafaud (Delcourt) où L’Évangile selon Satan (Soleil), fait évoluer son graphisme de façon spectaculaire, privilégiant les textes, épurant les silhouettes, les décors. Il réalise une mise en images recherchée, favorisant les textures, restituant à merveille l’ambiance sombre et violente du récit.
Ordo ab Chao, ce premier volet, est prometteur et se révèle une bonne surprise de rentrée.

serge perraud

Qui de l’Ordre ou du Chaos…

Au cœur de l’hiver, aux abords de Myklos, devant le temple d’Athénas, le jeune Titos découvre un colosse quasiment nu. Celui-ci s’interroge sur sa situation, mais sa mémoire reste fermée aux souvenirs. L’enfant, ému, après lui avoir donné un quignon de pain, lui propose de venir passer la nuit chez lui. L’homme finit par accepter tout en cherchant désespérément les raisons de sa condition.
Un flash lui rappelle sa rencontre avec des brigands, la bataille et son réveil, dépouillé de tout. L’enfant est le fils d’un soldat mort au combat. Sa mère commence par refuser puis, elle accepte sous la demande pressante de son fils. Elle est courtisée de façon pressante par Stamos, un notable qui, devant ses hésitations, la menace. L’amnésique intervient et son attitude révèle celle d’un soldat d’élite, habitué aux combats. Peu à peu, des bribes de son passé reviennent et ce qu’il découvre l’épouvante. Il est l’auteur d’actes inqualifiables qui…

Thomas Mosdi plante le décor de sa nouvelle série dans la Grèce antique et utilise, pour son intrigue, les concepts sociaux, religieux et politiques de cette période. Il appuie son histoire sur le modelage des âmes et le façonnage des corps, sur ces membres des corps d’élite qui, par un entraînement poussé, acquièrent des automatismes. Le scénariste apprécie particulièrement les situations ambiguës, les intrigues sombres mettant en scène des personnages fragilisés par un décalage dans leur parcours habituel. Il brosse avec justesse, outre le portrait du héros – un être conditionné mentalement et physiquement pour devenir une arme de destruction -, celui d’un jeune garçon à la recherche d’un nouveau père.
Il mêle, à une histoire forte, violente, une large dimension ésotérique, introduisant une malédiction d’ordre divin. L’action, omniprésente, débute sans retard et sert un récit épique et intrigant. Si l’auteur prend pour titre du premier épisode « Ordo ab Chao », il semble falloir le comprendre comme : « L’ordre naît du chaos » plutôt que la référence maçonnique.

 David Cerquiera, qui s’est fait connaître avec des albums comme L’ombre de l’échafaud (Delcourt) où L’Évangile selon Satan (Soleil), fait évoluer son graphisme de façon spectaculaire, privilégiant les textes, épurant les silhouettes, les décors. Il réalise une mise en images recherchée, favorisant les textures, restituant à merveille l’ambiance sombre et violente du récit.
Ordo ab Chao, ce premier volet, est prometteur et se révèle une bonne surprise de rentrée.

serge perraud

   
 

Thomas Mosdi (scénario), David Cerqueira (dessin et couleurs), Minas Taurus, tome 1 :  » Ordo Ab Chao », Le Lombard, août 2012, 48 p. – 14,45 €.

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