Giulio Minghini, Fake

L’Italie du soleil nous a éjecté son raté

Comme tous les matins en partant j’ouvre la boite aux lettres et là, surprise, une lettre piégée, boum j’ouvre et découvre qu’on m’offre un livre : Fake, fuck ? Jeux de mots ? Mon anglais limité ignore ce mot. Bon… Dans la sacoche. rue, trottoir métro, long trajet… Ca tombe bien, j’ouvre donc et commence à lire.

Alors, c’est l’histoire d’un pseudo traducteur italien qui s’ennuyant ferme à Paris décide de se créer des vies sur Internet, version drague online.com. J’avais lu avec délice les exploits d’un meeticien « je nique c’est meetic », j’avais moi même été grand consommateur des rayons photos-femmes-bars-ptits dejeuners… alors c’est plein d’enthousiasme que j’entreprends la lecture : imaginez les frasques d’un italien plus ou moins artiste à Paris : miam….

Et là… comment ça 9 euros ? 9 euros ce livre mais il aurait dû me payer ce bougre. Parce que son livre revisite les rencontres primesautières et libertines faites grâce à internet avec une tristesse et une prétention intellectuelle que son ignorance pathétique de la vie dessert avec ennui. Un livre qui se lit vite, ou l’on apprend la déception amoureuse d’une internaute sodomisée par un psy, le scénario d’un court-métrage qui ne verra jamais les cinémas et ou évidemment le souffreteux souffre un peu trop bruyamment à mon gôut de la fuite d’une amante.
Le rhum y est de mauvaise qualité et abondant (sans blague), les cigarettes trop chères, le studio du 19ème crasseux, le bougre n’en finit pas de traduire un inconnu, bref, y’a des arbres qu’auraient pas dû être coupés pour un tel livre… L’Italie du soleil, de la joie et de l’Art nous a éjecté son raté apparemment. Et les éditions Allia joue l’hallali.

Lazare Garsain

   
 

Giulio Minghini, Fake, Allia, 2009, 138 p. – 9,00 euros.

 
     
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