Entretien avec Anne-Marie Métailié

Les éditions Métailié fêtent leurs vingt-cinq ans d’existence. L’occasion rêvée d’aller à la rencontre d’une éditrice passionnée… et paassionnante

En 1999, les éditions Métailié fêtaient leurs vingt ans d’existence. La toute première jeunesse pour le commun des mortels, le temps d’une certaine maturité pour une maison d’édition. Vingt ans, cela signifie qu’une place s’est creusée, que l’on a commencé de s’y installer à peu près agréablement, que l’amour des livres et le respect des auteurs ont peu à peu aplani les obstacles. Non qu’ils soient définitivement vaincus – peuvent-ils l’être ? – mais juste un peu moins insurmontables…
Et aujourd’hui, cinq ans plus tard, les festivités grand format sont à nouveau à l’ordre du jour : des dizaines d’auteurs venus d’Amérique du Sud, d’Espagne, du Portugal, d’Écosse, d’Italie, d’Allemagne – et de France, bien sûr – voyagent de part et d’autre de l’Hexagone, allant de librairies en bibliothèques rencontrer leurs lecteurs ou bien participer à des colloques, ce depuis le mois de septembre et jusqu’aux premiers jours de décembre. Ces réjouissances humaines s’accompagnent d’un événement livresque : la publication d’
Àtable !, un recueil de nouvelles signé par quarante-deux auteurs « maison ». Une belle offrande festive, valant sans doute symbole de la chaleur avec laquelle les auteurs sont accueillis puis suivis par Anne-Marie Métailié et son équipe. Comme le recueil du vingtième anniversaire, Quand on aime… se voulait à l’image de la passion qui anime l’éditrice. Cette passion, plus vivace que jamais, sourd de son regard et de sa voix dès qu’elle commence à parler de son parcours, de son métier, des gens qui l’entourent – auteurs et collaborateurs. Une passion communicative, qui donne aussitôt envie de s’immerger dans le fonds Métailié, et de lire à bras-le-corps tous ces livres faits avec cet amour qui répond si bien aux liens puissants, bizarres et complexes qui unissent un écrivain à son œuvre.

Nous sommes maintenant à la mi-novembre ; est-il possible de dresser d’ores et déjà un petit bilan des manifestations organisées pour fêter vos 25 ans d’existence ?
Anne-Marie Métailié :
Oui, mais il faut préciser que nous n’en sommes qu’à mi-chemin. Cette série de rencontres s’est déroulée en plusieurs temps : ce sont d’abord les auteurs latino-américains qui sont venus, puis les Écossais, qui étaient là en octobre. À partir de la semaine prochaine [à compter du 15 novembre – Ndr] les auteurs italiens seront à l’honneur, suivis par les Portugais. Je tiens à dire que la mise en place de ces événements a nécessité un travail énorme, et sans l’assistance de notre attachée de presse, Marie Descourtieux, je ne suis pas sûre que j’aurais organisé tout cela. Secondée par Lise Detrigne, elle a commencé dès le mois d’avril à contacter les auteurs, les libraires, à déterminer ce qui était faisable et ce qui ne l’était pas… etc. Et je peux vous dire que jusqu’à présent – enfin, en ce qui concerne les signatures et débats auxquels j’ai pris part – c’était très réussi. Le public a très bien répondu : de vraies discussions ont eu lieu, les gens posaient des questions très pertinentes, originales… ils avaient lu les livres, s’étaient intéressés au travail des auteurs et venaient vraiment les rencontrer ; ce n’était pas un public de découvreurs – et c’est très important de constater « en direct » que vos auteurs ont des lecteurs. Mais ce qui m’a peut-être le plus touchée, c’est la présence de jeunes lecteurs qui, eux aussi, venaient dialoguer avec les écrivains ; atteindre un lectorat de jeunes compte beaucoup pour moi.

Comme il y a cinq ans, vous publiez aussi un recueil de nouvelles…
Oui ; pour le vingtième anniversaire, l’idée m’avait été suggérée par Lidia Jorge. Puisque, entre les livres et moi, c’est une histoire d’amour, il fallait selon elle parler d’amour. Et demander aux auteurs maison de le faire sous forme de nouvelles rassemblées en un recueil nous a paru une bonne formule. Une formule que nous reprenons cette année, mais sur le thème du repas, de la nourriture. C’est Luis Sepùlveda qui, cette fois, m’a indiqué la voie « gourmande »… dès le mois de mars, j’ai donc écrit aux auteurs pour demander à chacun une nouvelle où ils parleraient de ce qu’on fait à table. Quarante-deux auteurs ont répondu favorablement – certains m’avaient d’emblée prévenue que la bouffe, ce n’était décidément pas leur truc… nous avons ainsi recueilli quarante-deux nouvelles que nous avons fait traduire. Nous avons décidé de les présenter en suivant l’ordre alphabétique des noms d’auteur parce qu’après tout, à table, les gens se comportent tous de la même manière – bien qu’avec des sensibilités différentes. Et je dois dire que ces quarante-deux écrivains se sont montrés très surprenants !

Entre le vingtième et le vingt-cinquième anniversaire, que s’est-il passé de marquant, pour la maison Métailié ?
Les festivités des vingt ans ont été très importantes parce qu’elles ont changé notre image auprès des libraires et des journalistes ; ils ont pris conscience de notre manière de fonctionner avec des auteurs qui se connaissent, que l’on présente les uns aux autres… C’est assez drôle, par exemple, de publier un auteur allemand puis de réaliser qu’il est le traducteur en allemand d’un de nos auteurs hispaniques. Drôle, aussi, de partir pour Saint-Malo avec un Portugais, un Chilien, un Danois et un Français, puis de finir le séjour avec deux paires de solides amis : le Danois et le Portugais sont en correspondance constante, et le Chilien et le Français se traitent de cette façon quand ils se rencontrent (ici, Anne-Marie Métailié montre une photographie des deux auteurs se donnant une franche accolade...). Nous sommes très attachés à ces rencontres qui se nouent à l’intérieur de notre catalogue ; cela fonde notre « esprit maison » – un esprit que les manifestations organisées pour le vingtième anniversaire ont rendu tangible : on a fait voyager les auteurs en groupe ; alors que d’habitude, les libraires reçoivent un auteur à la fois, nous leur en offrions trois ou quatre !!! il faut dire que les auteurs se sont bien prêtés à cela et ont accepté sans problème d’être mélangés entre eux ; les plus connus ont aussi consenti à présenter ceux qui ne l’étaient pas encore. Depuis, notre maison est perçue différemment ; nous avons prouvé aux libraires que nous pouvions vendre nos livres, et pas seulement les montrer. De fait, nous avons mieux vendu au cours de ces cinq dernières années, et nous avons gagné en assurance. Bien sûr, nous sommes toujours sur le fil du rasoir, comme d’habitude, mais le rasoir est un tout petit peu moins aigu…

En 25 ans, vos publications ont-elles beaucoup changé en matière de présentation – au niveau des couvertures, notamment – ou bien êtes-vous restée fidèle à un certain modèle ?
Non, nous avons évolué… d’ailleurs quand je vois certaines couvertures des débuts, j’ai un peu honte (rires). Je crois que nous nous sommes beaucoup améliorés ! Heureusement, parce que nous avons commencé en amateurs, et ça marchait très moyennement. En matière de couverture, il y a eu un tournant esthétique et technique très important : l’apparition du pelliculage mat, qui donne aux livres un aspect beaucoup plus joli, plus attrayant. Et puis nous avons un maquettiste formidable, Denis Hoch, qui réalise tous les volumes de notre collection « suites ».

À l’occasion de votre vingtième anniversaire, il a été dit que vous publiiez une trentaine de titres par an. Est-ce que ce chiffre est toujours d’actualité ?
En fait, nous publions entre vingt et vingt-deux nouveautés par an, et nous reprenons une quinzaine de titres en format semi-poche dans notre collection « suites » ; nous avons donc légèrement augmenté le nombre de nos publications. Aujourd’hui – comme toute maison d’édition qui prend de l’âge – nous sommes confrontés au problème du nombre croissant d’auteurs « maison » qui produisent de plus en plus. Il faut donc trouver un équilibre entre le suivi de ces auteurs et le maintien d’un espace permettant d’accueillir les nouveaux venus – car ce qui est excitant dans l’édition, ce sont les inconnus ! Jusqu’à présent, les choses se passent plutôt bien : j’arrive à faire patienter mes auteurs, et le « puzzle » n’a pas encore posé de problème insurmontable. À ce jour, le programme est à peu près arrêté jusqu’à début 2006. Mais pas fermé : on se ménage des marges pour pouvoir gérer les imprévus ; par exemple un auteur inconnu qui surgit… j’espère toujours recevoir par la poste, comme cela se produit de temps en temps, un manuscrit qui fait battre le cœur plus vite !

La poste, justement… vous recevez beaucoup de manuscrits par cette voie ?
Oh oui ! Et il y a parfois de bonnes surprises, comme en janvier ou février dernier, lorsque nous avons reçu le manuscrit d’Hannelore Cayre, Commis d’office. Cet auteur avait une voix, il s’est passé quelque chose quand j’ai lu son texte… alors on l’a publié. Et il marche très bien ! Nous recevons aussi beaucoup de manuscrits étrangers, en particulier des textes brésiliens. C’est fou ce qu’on peut écrire dans la campagne brésilienne… mais en général, pour les textes étrangers, nous sommes contactés directement par les agents littéraires. Dans tous les cas, je lis toujours au moins les dix premières pages de tout ce qui arrive. Il n’y a pas de livre qui soit sorti dans cette maison sans que je l’aie lu ! Et comme je suis complètement paranoïaque, je lis tout, tout, tout toute seule dès lors que c’est écrit en français, en portugais, en espagnol ou en italien. Quand il s’agit d’autres langues, je me fie à mes collaborateurs (notamment Keith Dixon, un vieux complice, ou Nicole Bari, avec qui je travaille depuis fort longtemps) qui me communiquent des fiches de lecture assorties de quelques extraits traduits lorsqu’ils veulent me convaincre de publier le livre en question. Et puis nous pouvons aussi compter sur les appréciations de Marie Descourtieux.

Anne-Marie Métailié et les auteurs « latinos »

 

Vous avez commencé en publiant des auteurs latino-américains ; comment les Allemands, les Écossais, les Scandinaves… sont-ils venus s’agréger à l’aventure Métailié ?
Plus exactement, j’ai commencé en publiant des ouvrages de sciences humaines – c’était, au départ, mon projet initial. Puis je me suis rendu compte qu’en littérature, il y avait des lacunes : certains livres étrangers que j’avais lus n’existaient pas en français, ou alors dans des traductions épouvantables. J’ai pensé qu’il fallait agir, et c’est avec des auteurs brésiliens que je me suis lancée dans la publication de textes littéraires. Puis a émergé au Portugal toute une génération d’auteurs formidables (Antonio Lobo Antunès, Lidia Jorge…) qui évoquaient la décolonisation de manière extraordinaire. Ils étaient totalement inconnus en France à l’époque, et j’ai décidé de les publier. Ensuite on m’a fait connaître Horacio Quiroga, puis Luis Sepùlveda – qui est devenu un ami, et qui a amené dans son sillage une foule de nouveaux auteurs…
La Bibliothèque allemande est née d’une rencontre avec Nicole Bari : elle m’a expliqué que la chute du mur de Berlin allait amener au jour des auteurs qu’on ne connaissait pas bien, et qui avaient beaucoup de choses à dire. Effectivement, elle avait raison ; nous avons ainsi découvert, entre autres, Christoph Hein, qui est vraiment un très grand auteur.
Puis c’est Keith Dixon qui a croisé mon chemin… Il m’a initiée à cette fascinante « École de Glasgow », m’a tout présenté en détail, m’a traduit de larges extraits pour me convaincre… C’était extrêmement passionnant – et j’ai ouvert la Bibliothèque écossaise…
Quant aux auteurs scandinaves, je les ai connus grâce à un chef de fabrication que j’avais engagé, et qui se trouvait être docteur en norvégien et danois. Je lui ai donc demandé s’il voulait bien nous faire profiter de ses connaissances. Ce qu’il a fait… mais maintenant, il nous a quittés pour aller vivre et travailler au soleil – quel prétexte absurde, n’est-ce pas… – et comme il est très pris par son travail, la Bibliothèque nordique va tomber en sommeil, faute de directeur de collection… Ne lisant aucune langue scandinave, j’ai besoin d’être assistée par quelqu’un qui connaisse les livres, les auteurs… et surtout qui sache me convaincre !

C’est donc au hasard des rencontres que sont nées les différentes « bibliothèques » de votre maison. Envisagez-vous d’en créer de nouvelles, de publier des auteurs écrivant dans des langues qui ne figurent pas encore à votre catalogue ?
Non, je ne pense pas… car je ne suis pas certaine de vouloir m’ouvrir tous azimuts. Par exemple, si on me propose un auteur chinois, je ne suis pas sûre que j’aurais envie de le publier – quand bien même mon interlocuteur aurait la force de conviction requise… – parce qu’il y a déjà des spécialistes de littérature chinoise, comme les éditions Picquier, qui font des choses formidables et ont développé de très belles collections. Je n’aime pas grappiller un auteur par-ci, un auteur par-là ; donc, plutôt que d’avoir une collection étriquée, il y a des littératures que je préfère ne pas publier du tout. Cela étant, peut-être publierons-nous un jour des textes traduits du mongol : nous avons un auteur mongol au catalogue qui écrit en allemand, mais s’il nous propose ses écrits en mongol, pourquoi pas ? Hélas, je crains que ces textes, qui relèvent de la poésie, ne soient pas aptes à traverser les frontières… je suis en effet convaincue que tout n’est pas exportable. Il y a certains romans français, par exemple, qui à coup sûr n’intéresseront personne en Amérique latine parce que leur propos est trop franco-français. Pour qu’un livre puisse être publié dans un autre pays que celui d’où il vient, il faut qu’il ait un minimum de vocation à l’universalité. Et tous les livres n’ont pas cette vocation-là.

Vous travaillez avec combien de directeurs de collection ?
Cinq. Nous avons deux spécialistes, Keith Dixon pour l’Écosse et Nicole Bari pour l’Allemagne. Serge Quadruppani, lui, s’occupe de l’Italie et du roman noir – il est aussi un auteur de la maison. Pascal Dibie gère la collection de sciences humaines « Traversées ». Quant à Pierre Léglise-Costa, il est un peu notre « homme orchestre » ; il lit le portugais, l’anglais, l’italien, et l’espagnol !

Le choix des traducteurs doit être très délicat…
Bien sûr ! j’essaie surtout de choisir des traducteurs qui vont être en phase avec les auteurs qu’ils traduisent, qui vont entendre leur voix, la musique de leur écriture. Il faut être très vigilant car n’importe quel traducteur ne peut pas traduire n’importe quel auteur. Si l’écriture de l’auteur ne correspond pas à la sensibilité du traducteur, à la conception que ce dernier a de la littérature, alors on aura presque certainement une mauvaise traduction. À la langue particulière d’un auteur doit répondre un traducteur qui saura être sensible à ces singularités et qui donc pourra en restituer l’équivalent en français. Au début, il a fallu travailler très étroitement avec les traducteurs ; nous étions en train d’apprendre à fonctionner ensemble. Aujourd’hui la confiance s’est installée, et je me fie sans arrière-pensée à notre équipe de traducteurs.

Combien comptez-vous actuellement d’auteurs à votre catalogue ?
Environ deux cents, deux cent cinquante… à vrai dire, je ne sais pas exactement. En tout cas, ceux avec qui nous sommes en relations suivies ne représentent qu’une petite centaine.

Et combien de collections ?
Quinze collections de littérature, quatre collections de sciences humaines, une collection de semi-poche pour la littérature, et une collection de semi-poche pour les sciences humaines – les « suites ». Ces deux collections nous permettent de faire tourner notre fonds en continu, de republier des titres anciens sous une forme plus moderne et à moitié prix. J’ai bien dit « semi-poche » : le terme « poche » désigne des publications industrielles, que l’on trouvera dans les linéaires des supermarchés – et je ne suis pas armée pour y aller !

Les « suites » comprennent-elles uniquement d’anciens titres de votre fonds ou bien vous arrive-t-il de publier des livres appartenant au domaine public, ou des titres de certains de vos auteurs qui sont épuisés chez d’autres éditeurs ?
En fait je veux tout ! j’essaie donc de récupérer ce que certains de nos auteurs ont publié ailleurs dans le passé. Et puis je trouve que c’est agréable, pour un lecteur, de pouvoir trouver chez un même éditeur l’ensemble le plus complet possible de l’œuvre d’un auteur. Par contre, en ce qui concerne les livres du domaine public, je n’en publie plus du tout ! le tout premier livre que j’ai publié, en 1979, datait de la Renaissance – c’était une façon, pour moi, d’apprendre à travailler sans prendre trop de risque, et puis ça correspondait à une tendance de l’époque. Mais aujourd’hui, je ne me consacre qu’aux textes contemporains. 

Pourriez-vous dire que vous suivez une ligne éditoriale définie ou bien seule la loi du coup de cœur prévaut-elle ?
Disons que ce sont les coups de cœur qui vont finir par dessiner une ligne éditoriale, parce que les coups de cœur, vous ne les avez pas pour n’importe quoi, c’est évident. S’il fallait définir un fil conducteur, je dirais que nous publions des livres qui racontent des histoires – des histoires qui permettent de comprendre certains aspects des sociétés où elles se situent. Nos livres ont quelque chose de politique – politique au sens noble – mais, surtout, ils sortent des sentiers battus dans le sens où ils n’abordent pas des thèmes déjà traités cent fois, ou cent fois de la même manière… Le mois dernier, par exemple, nous avons publié En zone frontalière, de Sherko Fatah. L’auteur est un Kurde irakien ; il nous raconte là ce qu’a été la Guerre du golfe à travers l’histoire d’un contrebandier qui passe d’Irak en Turquie et dont le plus jeune fils se tourne vers l’intégrisme. Il a une écriture très simple, presque documentaire, et le résultat est vraiment extraordinaire ; son livre permet de comprendre plein de choses… et je suis très fière de l’avoir publié !

Quels sont vos projets ?
Là nous préparons une sortie brésilienne, avec quatre nouveaux auteurs que nous ne connaissions pas, ce qui est assez délicieux. Puis nous allons reprendre des textes en « suites » que nous avions sortis en 1986, et qui n’étaient pas ressortis depuis. Ensuite nous publierons un auteur islandais, Arnaldur Indridason, qui écrit des histoires formidables sur Reykjavik. Nous avons lu son texte en anglais, mais la traduction sera effectuée à partir de l’islandais.

Joli groupe…

Encore un mot… il serait en effet dommage de quitter Anne-Marie Métailié sans citer ce vibrant appel qu’elle lance avec ferveur : « Lisez ; surtout, lisez ! Les livres, c’est merveilleux : c’est du rêve portable ! » Et ne manquez pas d’aller surfer un peu sur le site des éditions Métailié : la navigation y est agréable, vous y trouverez l’intégralité du catalogue ainsi qu’un agenda listant dans le détail tous les événements à venir.
http://www.metailie.info/

Quelques livres Métailié sur lelitteraire.com…

Jacques Schlanger, Apologie de mon âme basse
Un livre qui, à travers deux courts essais, touche à l’essentiel de l’humain : le rapport à soi, à la vie, à la mort.

Julia Alvarez, Au Temps des papillons
Relayée par une journaliste américaine, l’histoire des sœurs qui, en République dominicaine, sont des figures majeures de la lutte contre le dictateur Trujillo.

Pablo de Santis, Le Calligraphe de Voltaire
Un roman déroutant qui, sous ses allures de récit d’aventure flirtant avec l’espionnage et le complot politico-idéologique, développe un univers allégorique foisonnant.

Dick Lochte, Blue Bayou
En guise de préliminaires, un meurtre maquillé en suicide et, un peu plus avant dans le récit, un privé séjournant en centre de désintoxication interrogé par un flic officiel sur une affaire passée…

Hannelore Cayre, Commis d’office
Comment un avocat, commis d’office, peut-il se retrouver à Fresnes, du mauvais côté des barreaux ?

Alasdair Gray, Le Faiseur d’histoire
En imaginant une société idéale, ce roman s’inscrit dans la tradition de La République et de L’Utopie. Avec beaucoup d’humour…

Alasdair Gray, Pauvres créatures
Un récit époustouflant, cumulant parodies en tout genre et mises en abyme successives. Lecteurs paresseux s’abstenir !

Vagn Predbjørn Jensen,
Le Phare de l’Atlantide
Au large des Hébrides, sept petites îles abritent les eiders en griffant vents et embruns de leur relief escarpé. Elles piègent aussi les navires…

David Le Breton, Signes d’identité
Tatouages et piercings passés au crible d’un regard ethnologico-sociologique – trop distancié et sans prise émotionnelle. Hautement discutable…

José Angel Mañas, La Ville disjonktée
« Un roman balistique – le sixième d’un auteur de trente ans. À lire en hallucinant grave… »

Propos recueillis par isabelle roche  le 10 novembre 2004 au siège de la maison :
5, rue de Savoie
75006 PARIS

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