Graham Masterton, Le Glaive de Dieu

29 minutes dans une vie, c’est peu semble-t-il ! Mais pas quand vous ignorez ce que vous avez fait pendant ces 29 minutes

Conor O’Neil travaille pour un grand magasin de luxe en tant que chef de la sécurité. Il doit veiller sur le magasin ainsi que sur sa chambre forte dans laquelle certains riches clients ont déposé des biens précieux. Or, il s’aperçoit un jour que vingt-neuf minutes de sa vie lui manquent. Simple amnésie, ou véritable complot ? Conor opte tout de suite pour la deuxième solution, quand il découvre que le contenu de sept coffres forts réputés inviolables a disparu pendant ces vingt-neuf minutes. La chose est d’autant plus étrange que le lendemain, d’autres malfrats essaient de dérober à nouveau le contenu des mêmes coffres. Fait tellement incroyable que les soupçons de la police se tournent alors vers Conor qui, plusieurs années auparavant, avait envoyé une bande de ripoux derrière les barreaux.
Conor, devenu le suspect idéal, est recherché par toutes les forces de police. Il ne peut compter sur personne pour découvrir ce que dissimulaient ces coffres, et qui se cache derrière cette affaire surréaliste. Une longue enquête commence alors pour lui, la plus compliquée et la plus dangereuse qu’il ait eu à mener.

Graham Masterton s’est imposé en quelques années comme un des maîtres de l’étrange et de l’horreur. Il a souvent été salué par ses pairs, tel le grand Stephen King.
Si la qualité de sa bibliographie est parfois inégale, il réussit à revenir au premier plan avec Le Glaive de Dieu.
Dès les premières pages, le lecteur est séduit par l’étrangeté des événements vécus par le héros. L’auteur rythme son roman à connotation fantastique par de courts chapitres où l’action déborde. Très vite, certains faits sont expliqués au lecteur, sans lui livrer cependant une once du dénouement possible. Je ne vous cacherai donc pas qu’après de longues recherches, Graham Masterton a décidé de se servir de l’hypnose comme une des clefs du roman. Mais bien sûr, ce n’est qu’une petite partie de l’énigme, et il faudra de nombreux chapitres avant de comprendre de quoi il retourne exactement.

L’auteur a su faire de son personnage principal un héros au sens le plus noble du terme : prêt à tout pour protéger ses proches et retrouver son honneur bafoué, Conor risquera sa vie à maintes reprises pour sauver le monde. Un vrai James Bond, me direz-vous ? Pas si sûr, car le profil de Conor est plus complexe, tout comme l’intrigue. Des surprises attendent le lecteur jusque dans les dernières pages.
Bravo à Mr Masterton d’avoir si bien su allier thriller et fantastique !

franck boussard

   
 

Graham Masterton, Le Glaive de Dieu (traduit par François Truchaud), Fleuve Noir coll. « Thriller fantastique », septembre 2005, 496 p. – 9,30 €.

 
     
 
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