Jacques Gruber et l’Art nouveau – Un parcours décoratif

Acteur authentique de l’identité de Nancy

L’Ecole de Nancy organise jusqu’au 22 janvier 2012 une exposition sise aux Galeries Poirel (3 rue Victor Poirel – 54000 Nancy) des plus belles pièces de Jacques Gruber (1870-1936). Mis à part les extraordinaires vitraux que l’on ne pourra voir que dans ce très bel album rétrospectif.
Gruber est l’un des grands maîtres verriers du début du siècle passé. Il appartient à la seconde génération des artistes de l’École de Nancy. Gallé, Majorelle, les frères Daum ou Prouvé sont déjà des acteurs connus de l’avant-garde artistique quand Jacques Gruber revient à Nancy en 1893, après ses études à l’École des beaux-arts de Paris. Entre 1893 et 1897, il collabore avec la manufacture Daum et crée des modèles de vases dans un répertoire figuratif historique ou mythologique. Avant de se consacrer de plus en plus au vitrail à partir de 1896-1898, Gruber s’exprime dans des domaines très variés : affiches, menus et imprimés, peintures et pastels.
Acteur authentique d’un mouvement qui a forgé l’identité de Nancy, il en incarne également l’esprit, entre l’émotion et la fonction, l’art et les techniques, la nature et les sciences.

Les projets réalisés avec René Wiener témoignent de son intérêt pour la reliure d’art. Sa participation à la création de la table La Source avec Louis Majorelle inaugure un travail sur des objets et des ensembles mobiliers. Avec un décor puisé au coeur de la nature, il décline des pièces qui privilégient un mouvement dynamique et ondulant. Dans les années 1904-1905, Gruber collabore avec la manufacture de Rambervillers pour des modèles de pièces de forme et de céramique architecturale en grès. Pieds de lampe, vases, cache-pots et porte-parapluies montrent la science des formes inspirées par la nature qui fait le propre du style Gruber. Mais c’est bien en tant que maître verrier, spécialisé dans le vitrail, que Jacques Gruber connaît la véritable reconnaissance critique. Ses vitraux illustrent sa prédilection pour le répertoire végétal, mais également la recherche de compositions savantes et la maîtrise de techniques sophistiquées, atteinte grâce à la superposition de verres d’une grande variété (à relief, colorés, gravés, iridescents…).

Avec le soutien de prestigieuses institutions, l’exposition se prolonge dans la ville, dans divers lieux nancéiens où le public a déjà quotidiennement rendez-vous avec la vitalité de cet Art nouveau. La présente manifestation retrace la diversité des collaborations et des productions de Gauber entre 1893 et 1916. C’est l’occasion de faire un point sur les vingt premières années de l’œuvre de Guber, dominées par l’inspiration naturaliste et marquées par une diversité de création au service de l’objet d’art et du cadre de vie rénovés, principes alors défendus par l’Ecole de Nancy…

la redaction

   
 

Collectif, Jacques Gruber et l’Art nouveau – Un parcours décoratif, 200 illustrations couleurs et n&b¸ 230 x 287, Gallimard, septembre 2011, 240 p. – 35,00 €

 
     

 

Publicités

Commentaires fermés sur Jacques Gruber et l’Art nouveau – Un parcours décoratif

Classé dans Arts croisés / L'Oeil du litteraire.com, Beaux livres

Les commentaires sont fermés.